LES DINDES SAUVAGES
Par Keith Rogers
Article paru dans le Le Petit Cervois 2016
Vous avez sans doute remarqué qu’on trouve de plus en plus de ces dindes sauvages dans les champs et le long des chemins dans notre région. Elles sont grosses et se tiennent en groupes – parfois en groupes nombreux – et elles peuvent être difficiles à convaincre de libérer le chemin quand on les approche. Leur nombre s’accroît sans cesse dans notre région ainsi qu’ailleurs au Québec alors qu’elles élargissent leur territoire. Il y a quelques années à peine, cette espèce était en voie de disparition dans l’est du Canada dû à la destruction de leur habitat et aussi parce que les dindes sauvages avaient contracté des maladies causées en venant en contact avec les oiseaux domestiques.
Les dindes sauvages s’accouplent tôt au printemps. Le mâle glougloute et se pavane avec les plumes élevées, la queue en éventail, les garnitures de la tête engorgées, les ailes abaissées, les plumes résonnantes. Pas mal impressionnant. On peut entendre le glougloutement du mâle à un kilomètre.
Le nid est généralement caché dans l’herbe ou dans des arbustes – une légère dépression au sol entourée de feuilles mortes et de gazon. Environ huit à dix œufs seront pondus mais on peut parfois en compter jusqu’à vingt. Cela explique pourquoi leur nombre est en croissance. Les poussins se juchent sous le corps, les ailes et la queue de la femelle pour environ quatre semaines. Les ailes des poussins se développent très rapidement. Après quelques semaines seulement, les poussins peuvent voler pour atteindre les branches près du sol pour se joindre avec la femelle pour passer la nuit à ses côtés. Les dindes se juchent dans les arbres pour des raisons de sécurité et n’y descendent que tôt le matin, en groupe. Si vous approchez le nid pendant que la femelle couve, elle fera du bruit et battra des ailes pour tenter de vous éloigner.
Leur diète se limite surtout à du grain, des noix, de la glandée et des insectes. Vous les avez sans doute remarquées fourrager dans les champs.
Les dindes passent l’hiver ici. Si vous sortez des mangeoires pendant l’hiver, vous pourrez les apercevoir sur votre terrain pour se nourrir de graines de tournesol. Cela peut s’avérer dispendieux!
WILD TURKEY
By Keith Rogers
Article published in Le Petit Cervois 2016
No doubt you have all noticed more and more of these wild turkeys in the fields and along the roads of our region. They are big and tend to hang around in groups – sometimes very large groups – and can be difficult to convince to move off the road as we approach. Numbers increase each year in our area and elsewhere in Quebec as they happily extend their range. Only a few years ago, this species had virtually disappeared from eastern Canada due to destruction of habitat and because of disease caused by contact with domestic birds.
Wild Turkeys breed in early spring. The male will gobble and strut with his plumage erect, tail fanned, head ornaments swollen, and wings drooped with quills rattling. Pretty impressive. Male gobbling can be heard up to a kilometer away.
The nest is usually concealed in grass or shrubs – a shallow depression on the ground lined with a few dead leaves or grass. Usually eight to twelve eggs will be laid – but up to twenty is not uncommon. That helps to explain why numbers are increasing apace. Chicks roost under body, wings and tail of the female for about four weeks although the wings of the young develop very quickly. In fact, after about two weeks, the chicks are able to fly enough to reach a low branch to join the female as they roost for the night. Turkeys will always roost in trees for safety and will descend from the roost as a group in early morning. Should you get too close to the nest while the female is still brooding, she will make noise and flap wings in an effort to distract you away.
Their diet consists largely of seeds, nuts, acorns and insects. No doubt you have seen them foraging in the fields.
Turkeys will overwinter here – they do not migrate. If you have bird feeders throughout the winter, you may see them visiting your property to feast on an easy supply of sunflower seeds. That may get expensive!