LE COLIBRI

Par Keith Rogers
Article publié dans le journal Le Petit Cervois 2006

Mon oiseau estival préféré est le colibri à gorge rubis. C’est la seule espèce de colibri qui existe à l’est des Montagnes Rocheuses, quoique plusieurs autres espèces très belles et très colorées existent ailleurs, particulièrement au sud et à l’ouest de nous. Le mâle, bien entendu, donne son nom à l’espèce parce qu’il a la gorge d’un rouge très frappant, – la femelle a la gorge blanche. II est le seul oiseau qui est capable de voler à reculons.

Les premiers colibris arrivent au début mai, dans les années passées, entre le 4 et le 7 mai. Les mâles arrivent en premier. Alors installez vos mangeoires à ce moment-là parce qu’ils ont très faim après leur long voyage et que souvent il n’y a pas une grande abondance de fleurs à cette époque. Plusieurs chercheurs croient que les premières arrivées dépendent de la sève qui se manifeste dons les trous percés dans les arbres par les pics maculés. Le colibri se nourrit aussi des insectes attirés par la sève dans ces trous de même que des araignées qu’ils trouvent en abondance autour de nos maisons. Vous avez peut-être entendu que les colibris arrivent à cette époque parce qu’ils ont fait du pouce dans les plumes des bernaches du Canada mais cette histoire ne semble pas être véridique.

Procurez-vous une mangeoire en verre et mettez-y un mélange de sucre et d’eau (une part de sucre pour 4 parts d’eau). II n’est pas nécessaire d’acheter les mélanges préparés à l’avance ni d’ajouter du colorant à nourriture, – les sections rouges des mangeoires sont suffisantes pour attirer les oiseaux. Vous aurez beaucoup plus de succès au lac pour avoir des visiteurs réguliers dans vos mangeoires- en réalité il est fort probable qu’un mâle s’attribuera la mangeoire à lui seul et chassera tout autre oiseau qui voudrait se nourrir. Vous accepterez cette situation ou bien vous achèterez une deuxième mangeoire. Peut-être que tellement d’oiseaux seront attirés chez vous qu’il sera impossible pour le mâle de chasser tous les nouveaux venus.

Une fois que les femelles sont arrivées, vous pourrez peut-être observer un mâle qui vole d’un côté à l’autre comme un pendule, montant jusqu’à dix pieds dans les airs, redescendant pour remonter encore dans la direction opposée. Éventuellement l’accouplement aura lieu suivant cette exhibition; le nid, très petit et très délicat (la grosseur d’un dé à coudre) est construit avec du lichen et des toiles d’araignées et est localisé dans un arbre aux feuilles caduques. Les œufs vont éclore entre 11 et 14 jours et les bébés voleront 14 à 28 jours plus tard. Les femelles peuvent pondre des œufs plus d’une fois par saison.

Gardez vos mangeoires remplies mais dans les grandes chaleurs de l’été, elles doivent être remplies après 3 ou 4 jours pour prévenir la moisissure. Le nombre de vos colibris diminuera vers la fin du mois d’août. Les mâles quitteront en premier. Les derniers oiseaux quitteront au début de septembre.

Ces oiseaux vous apporteront plusieurs heures de bonheur et d’émerveillement durant tout l’été. Essayez de compter le nombre de battements de leurs ailes, jusqu’à 55 fois à la seconde en volant sur place, 61 fois en volant à reculons et jusqu’à 75 fois en avançant. Un peu trop vite pour les compter !!!

HUMMINGBIRDS

By Keith Rogers
Article published in the journal Le Petit Cervois 2006

My summertime favourite bird is the Ruby-throated Hummingbird (Colibri à gorge rubis). This is the only species of hummingbird that occurs east of the Rocky Mountains, although many other beautifully coloured species exist elsewhere, particularly to the south and west of us. The male is, of course, what gives the species its name because it has the strikingly red throat – the female has a white throat. This is the only bird that is able to fly in the “reverse”.

The first hummingbird arrives in early May – in past years on the fourth to the seventh of May. Males arrive first. So put up your feeders at that time because they will be hungry alter their long voyage and there is quite often not a great abondance of flowers at that time. Many researchers feel that the earliest arrivals depend on the sap that appears in holes in trees drilled by Yellow Bellied Sapsuckers (Pic Maculé). The hummingbirds will also feed on insects attracted to the sap in those holes as well as on spiders that they find in abundance around our houses. You may have heard that the hummingbirds arrive at that time because they “hitch a ride” amongst the feathers of Canada Geese (Berrnache du Canada) but there appears to be no truth to that story.

Equip yourself with a glass feeder to hold a mixture of sugar and water (one to four mixture is excellent}. There is no need to buy  prepared mixtures or to add food colouring – the red parts of the feeder itself are enough to attract the birds. You will have much greater success in having regular visitors here in the country – in fact, there is a great probability that a male will take on the role of keeping the feeder all to himself and will chase away any other potential feeding birds. You may learn to “live with this » or you may buy a second feeder. You may be fortunate enough to attract sufficient numbers of birds that it becomes impossible for the male to chase all newcomers away.

After the females arrive. you may notice a male flying in a wide pendulum fashion, ascending up to ten feet in the air and descending to rise again at the opposite end of the pendulum. Eventually mating will occur following this display, the delicate little nest (the size of a sewing thimble) is made of lichen and spider webs and is located usually in a deciduous tree. Eggs will hatch in 11-14 days and young will fly in another 14-28 days. Females may nest more than once per season.

Keep your feeders filled but in the heat of summer, they must be refilled after three or four days to prevent mold. Your hummingbirds will diminish in numbers during the latter part of August- males will depart first. The last couple of birds will disappear in early September.

These birds will bring you many hours of enjoyment and wonder throughout the summer. See if you can count the numbers of wing beats – up to 55 times per second while hovering; 61 times per second while moving backwards and up to 75 times per second while’ moving forward. A little too fast for counting.

Référence pour l’image au haut de la page | Reference for the image at the top of the page:
COSTINA Mircea (Photographe), et BRUNONI Hughes, 2019. « Colibri à gorge rubis », p. 182-183 dans Deuxième atlas des oiseaux nicheurs du Québec méridional (M. Robert, M.-H. Hachey, D. Lepage et A.R. Couturier, dir.). Regroupement QuébecOiseaux, Service canadien de la faune (Environnement et Changement climatique Canada) et Études d’Oiseaux Canada, Montréal, xxv + 694 p.
Photo téléchargée le 11 avril 2025 [https://www.atlas-oiseaux.qc.ca/telechargement_fr.jsp].