LE CHEVALIER GRIVELÉ ET LA PARULINE DES RUISSEAUX

Par Keith Rogers
Article paru dans Le Petit Cervois 2014 sous le titre « Deux Résidents d’été volants »

Pour cette édition du journal de notre Association, j’aimerais vous parler de deux espèces d’oiseaux qui séjournent aux alentours de nos lacs durant la saison estivale. Ils ont certaines ressemblances en apparence et en agissements mais ils sont aussi très différents dans plusieurs aspects.

Premièrement, regardons le Chevalier grivelé. On peut trouver cet oiseau près de l’eau – sur les plages, sur les rives des étangs et des criques – souvent seul. Il est picoté dans le bas avec des pattes et le bec orange (avec le bout du bec foncé). Il est doté d’une tache blanche sur l’épaule. En vol, il semble voler avec seulement le bout de ses ailes – un vol faible près de la surface de l’eau. Il ne fait pas beaucoup de bruit mais on peut entendre un bruit qui ressemble à “ weet peet ” pendant un court vol. Sa caractéristique la plus remarquable est son sautillement pendant qu’il se promène cherchant des proies.

L’autre espèce que j’aimerais examiner est la Paruline des ruisseaux. Cet oiseau aime aussi sautiller pendant qu’il se promène. À noter, les deux espèces marchent plutôt que sautillent. La Paruline des ruisseaux est plus petite que le Chevalier grivelé et elle occupe un habitat différent – des rives boisées, des marais et des marécages. Cet oiseau a un haut du corps brun avec rayures foncées sur la gorge, la poitrine et les côtés. Ses sourcils sont jaunes. Je parierais que vous avez entendu cet oiseau même si vous ne l’avez pas aperçu; il est de petite taille et très discret. Il chante d’une voix forte qui résonne sur les rives. Allez sur l’internet pour entendre ce chant.

Un dernier fait intéressant à propos du Chevalier grivelé. Cet oiseau est polyandre, c’est-à­-dire, il se nichera plus qu’une fois avec la femelle qui choisira un mâle différent pour chaque famille. La femelle est la première à arriver au printemps et elle se disputera avec les autres femelles afin d’attirer l’attention des mâles. Elle va pondre quatre œufs et, quand les œufs vont éclore, elle laissera les jeunes aux soins du mâle et elle partira à la recherche d’un autre mâle pour fonder une autre famille. Chez nous, le climat ne permet pas plus que deux nidifications par année. Cependant, dans des régions plus au sud, on peut observer jusqu’à cinq nids par année. Pas surprenant que les femelles aient une espérance de vie de moins de quatre ans.

THE SPOTTED SANDPIPER AND THE NORTHERN WATERTHRUSH

By Keith Rogers
Article published in Le Petit Cervois 2014 under the title « Two Bird Summer Residents »

For this issue of our Association journal, I would like to concentrate on two species that spend their summers around our lakes. They have some similarities in their appearances and their behaviours but they are very different in many other respects.

First, let’s look at the Spotted Sandpiper (Chevalier grivelé). This widespread bird can be found near water – on beaches, on banks of ponds and creeks – usually alone. It is spotted below with orange legs and bill (with a dark tip). It has a distinct white shoulder patch. In flight, it appears to fly on only the tips of the wings – a weak flight close to the water. It does not make a lot of noise but will utter a “weet peet” sound in a short flight. Perhaps its most distinctive characteristic is its constant bobbing and teetering as its walks along looking for small prey.

The other species that I want to look at is the Northern Waterthrush (Paruline des Ruisseaux). This bird also bobs and teeters as it walks along feeding. Note that both birds walk rather than hop. It is smaller than the Spotted Sandpiper and occupies a different habitat – wooded shores, bogs and swamps. This bird is brown above with dark streaks on the throat, breast and sides. It has a distinct yellowish eyebrow. I would bet that you have heard this bird even if you may not have seen it because of its small size and secretive behaviour. It has a loud ringing song that echoes along the shore. Check on the Internet to hear that song.

A final interesting note about the Spotted Sandpiper. This bird is polyandrous, meaning that it will nest more than once with the female choosing a different male for each family. The female arrives first in our area each spring and will fight with other females to attract a male. She will lay four eggs and, when those eggs hatch, she will leave the rearing of the young to the father and leave to find another male to nest all over again. In our area, usually two nestings are all that time permits but, in more southern parts of its nesting territory, she has been documented to have up to five nests. Not surprisingly, females have a lifespan of less than four years.