Goglu

Par Keith Rogers
Article paru dans le journal Le Petit Cervois 202
3

« Arrête-toi, vite ! Regarde, c’est un goglu ». Nous roulions sur le chemin Léonard et arrivions en vue du village de Lac-du-Cerf. C’est là que nous avons vu ce magnifique oiseau perché sur un poteau de clôture prendre son envol. J’ai pu distinguer sa tête et son corps noirs ainsi que sa nuque d’un blanc cassé. Pendant qu’il volait, j’ai aussi remarqué son croupion blanc et reconnu son chant pétillant tellement particulier qui lui vaut le nom de goglu. C’était un mâle, car le plumage de la femelle est plutôt brun avec quelques rayures plus foncées. Du reste, il est très rare d’en voir. Elle reste dans le nid bien cachée dans les herbes hautes (foin, trèfle, luzerne ou mauvaises herbes). La femelle pond de 4 à6 œufs de couleur cannelle. Le nid est construit sur le sol et composé de tiges de graminées plus grossières à la base et plus fines sur le dessus. Il est très difficile de repérer un nid de goglu dans un champ. De plus, lorsqu’ils regagnent lenid, le mâle et la femelle atterrissent à bonne distance chacun de leur côté et font le reste en marchant.

J’étais tellement heureux de voir ce mâle, car nous n’avons pas vu de goglu dans les environs depuis cinq ou six ans. Ils se font très rares en raison de la perte d’habitat causée par l’urbanisation et la diminution des fermes laitières et des champs de foin associés. De plus, au moins 80 % des nids sont détruits lorsque les fermiers coupent leur foin et c’est exactement ce qui est arrivé à ce nid ; on n’a jamais revu le goglu après que le foin ait été coupé.

Jadis, les goglus étaient très répandus dans l’est de l’Amérique du Nord. Comble de malheur, ils émigrent dans le sud, aussi loin que l’Amérique du Sud, et se nourrissent dans les rizières où ils ne sont pas les bienvenus et pourchassés pourles empêcher de manger les récoltes ou servir de nourriture aux habitants.

En général, l’existence des goglus, comme celle de plusieurs espèces d’oiseaux, est très fragile. C’est pourquoi j’étais si heureux d’en voir un spécimen dans nos champs l’été dernier. Espérons qu’ils reviendront.

Bobolink

By Keith Rogers
Article published in the  journal Le Petit Cervois 2023

Stop the car! That is a bobolink.  We were nearing the end of Chemin Leonard toward the village of Lac-du-Cerf.  This startlingly beautiful bird left its perch on a fencepost in the field. Black head, black body with a remarkable off- white nape.  As he flew, I noticed his white rump and heard his bubbly song so distinctive that it is called a goglu in French!  This is the male.  The female is brownish with a couple of darker streaks.  It doesn’t matter too much because she is very difficult to see.  She will stay on the nest hidden in long grass – hay, clover, alfalfa, weeds.  That nest is extremely difficult to find – in the middle ofa field.  To make it even more difficult, both male and female, when coming to the nest, will land some yards away and walk through the grass to the nest.  She lays 5-6 cinnamon coloured eggs in a nest on the groundmade of thick grass and finished with finer grass stems.

I was so excited to see the male because we have not had one nest around here for five or six years.  They are becoming very rare because of habitat loss – due to urbanization, decline in dairy farms and the accompanying hay fields.  Also, more than 80% of the nests are destroyed when the farmer cuts the hay off the field.  That is exactly what happened tothis nest.  The birds were never seen after the field was cut.

Bobolinks used to be widespread in the eastern part of North America. To add to their miseries, they migrate south – as far as South America – where they congregate in flocks and frequently feed in rice fields where they are not welcome and are hunted – either to keep them away from the rice or for food for needy residents.

In general then, the bobolink story, like that of many other bird species is not a happy one.  That is why I was so excited to see it in our fields this summer.  Please come back.

Référence pour l’image au haut de la page | Reference for the image at the top of the page:
LÉVESQUE William (Photographe). Goglu des prés,
[En ligne]. [https://animauxduquebec.ca/oiseauxduquebec/goglu-des-pres-bobolink/], (page consultée le 25 mars 2025).

Référence pour les images au bas de la page | Reference for the images at the bottom of the page:
LAPOINTE Donald (Photographe). Goglu des prés,
[En ligne]. [https://www.oiseauxparlacouleur.com/P/Goglu_des_pres_nr.html], (page consultée le 25 mars 2025).