GÉLINOTTE HUPPÉE
Par Keith Rogers
Article publié dans le journal Le Petit Cervois 2010
Parmi nos oiseaux résidents, un des plus intéressants est la Gélinotte Huppée et je suis certain que vous l’avez rencontrée à un certain moment. C’est l’oiseau qui ressemble à une poule et que vous voyez sur la route et qui refuse de bouger même si sa vie est en danger. C’est l’oiseau qui surgit soudainement de la neige quand vous faites du ski ou de la raquette dans la forêt – évènement vous approchant de la crise cardiaque. Son cri ressemble au bruit d’un moteur qui refuse de partir et qui vous réveille dans votre tente tôt le matin. C’est l’oiseau favori des chasseurs lors de la chasse au petit gibier à l’automne.
Les chasseurs de chez nous sont convaincus que le nom de cet oiseau est la perdrix, mais il ne l’est pas. Il est certainement membre de la même famille d’oiseaux mais la seule perdrix qui existe au Québec est la perdrix grise; un oiseau des champs avec des habitudes vraiment différentes de celles de la gélinotte huppée. Un autre membre de cette famille d’oiseaux est le tétras du Canada commun en haute altitude. Il peut être vu régulièrement dans la région de Tremblant. Dans le grand nord, au Yukon par exemple, il y a trois autres espèces de perdrix ptarmigan ainsi que le tétras sombre qui sont aussi membres de cette grande famille d’oiseaux. Plus à l’ouest en Amérique du Nord, on trouve le tétras des prairies et d’autres espèces de gélinottes.
La méthode de parader des mâles de cette espèce pour séduire les femelles est spectaculaire. La gélinotte huppée protège son territoire des autres en faisant un bruit qui ressemble à un moteur qui refuse de partir. Elle s’installe sur un billot dans la forêt et bouge ses ailes rapidement pour créer le bruit. Au printemps, cela peut durer pendant des heures avec le but non seulement de protéger son territoire mais aussi d’inviter une femelle à s’approcher. Une fois proche, le mâle lève les plumes du cou et de la queue et parade devant la belle.
La gélinotte huppée fait son nid au printemps et pond neuf à douze œufs. Le nid se trouve au sol, caché à la base d’un arbre ou sous les branches d’un arbre tombé ou à côté d’un billot. Le nid est profond et est tapissé de plumes enduites d’huile sécrétée par sa glande uropygienne. Une fois sortis du nid, les jeunes restent avec la mère jusqu’au mois d’août. Pendant l’hiver, les mâles et les femelles sont solitaires. Lors des journées les plus froides, elle a l’habitude de plonger dans la neige pour ne pas geler. Elle creuse plus profondément au cas où un prédateur essaierait de la capturer. Parfois, cette habitude peut lui être fatale si la pluie verglaçante l’emprisonne.
Ces oiseaux ne craignent pas les humains et cela à leur risque et péril. On peut les voir régulièrement sur nos terrains quand ils y trouvent de la nourriture. Ils mangent surtout les bourgeons des arbres ou des arbustes, mais aussi des feuilles, des fleurs, des graines, et des fruits. Environ vingt pourcent de leur diète consiste en araignées et en insectes.
La gélinotte huppée est un oiseau fascinant. Je vous souhaite de la voir lors de vos promenades au Lac-du-Cerf.
Ruffed Grouse
By Keith Rogers
Article published in the journal Le Petit Cervois 2010
One of our most interesting full-time residents is this amazing bird that I’m sure you have encountered at some time. This is the chicken-like bird that you have almost hit as it stands, quite unperturbed by your passing, at the side of the road as you zoom by. This is the bird that suddenly explodes from under the snow as you snowshoe or ski in the forest, almost causing heart failure from fright. This is the bird that can sound like a car motor trying to start in the early morning as you lie in your tent. And, finally, this is the bird quite popular to hunters in the fall of the year when the season opens for small game.
Hunters among us refer to this bird as a partridge, but it is not. Certainly, they are members of the same family, but the Hungarian Partridge is a bird of open fields with habits and lifestyles quite different from the ruffed grouse. Another member of this family of birds is the Spruce Grouse which is more common at higher elevations. They can be seen in the Tremblant area with some regularity. Of course, up north, in the Yukon, for example, there are three other species of ptarmigan and also a Blue Grouse that are also members of this extensive family of birds. Further west in North America one can find prairie chickens and other species of grouse as well.
The male display in all of the various grouse species is quite spectacular. Our Ruffed Grouse displays on his territory by “drumming” on a log. He braces his tail against the log and begins rapid forward and upward strokes of his wings. The drumming accelerates and then decelerates. The series of displays will go on seemingly forever, sounding very much like a car motor that just refuses to start. Once a female is attracted to the display, the male erects his crest and neck feathers, fans his impressive tail, and struts in the direction of his prospective mate.
Our Ruffed Grouse nests in the late spring and will have between nine and twelve eggs. The nest is on the ground, hidden at the base of a tree, under branches of a fallen tree, or next to a log. It will be in a deep hollow and will be lined with preened feathers. Once out of the nest, the young will stay with the female until early August. In winter, both male and female are usually solitary. On cold days, they will plunge into soft snow and then burrow some distance in case a predator sees the hole in the snow and tries to dig after them. Of course, this practice is sometimes fatal to the bird if freezing rain should occur and the resulting ice imprisons them under the crust.
These grouse can become quite tame around humans, often at their peril. They will frequent residential properties on a regular basis, depending on the amount of food around. Their diet consists mainly of buds of trees and shrubs – also leaves, flowers, seeds, and fruit. About twenty percent of their diet will habitually consist of spiders and insects.
An interesting bird. Watch for it as you enjoy our beautiful surroundings here at Lac-du-Cerf.
Référence pour l’image au haut de la page | Reference for the image at the top of the page:
PAGÉ Alain (Photographe). BESTIOLES.CA. Oiseaux Galliformes, Gélinottes huppée, [En ligne]. [https://www.bestioles.ca/oiseaux/gelinottes.html], (page consultée le 8 avril 2025).